Profil
Prénom
Viktor
Nom
Axelsen
Date de naissance (âge)
4 janvier 1994 (32 ans)
Pays
🇩🇰 Danemark
Taille
1,94 m
Poids
85 kg
Main
Droitier
Tableau
Simple hommes
Classement mondial
30ème mondial – décembre 2025
Gains en tournoi
NC
Son matériel
Forces / Faiblesses
Son histoire
Viktor Axelsen naît à Odense.
Il remporte le titre en simple hommes aux Championnats du monde juniors, devenant le premier joueur européen à le faire.
Il remporte l’India Super Series en simple hommes en 2017 (avant la notation BWF World Tour).
Axelsen devient champion du monde senior en battant Lin Dan en finale.
Il atteint pour la première fois la place de numéro 1 mondial en simple hommes.
Il remporte l’un des tournois les plus prestigieux au monde (édition tenue en mars 2020 avant les arrêts liés au Covid).
À Tokyo, reportés à 2021, il remporte l’or olympique contre Chen Long.
Axelsen remporte le tournoi de fin de saison regroupant les meilleurs joueurs annuels.
Il décroche son deuxième titre mondial consécutif en simple hommes aux Championnats du monde.
Axelsen remporte une nouvelle fois l’All England Open.
Il conserve son titre mondial lors de la édition à Copenhague.
Axelsen conserve son titre olympique en battant Kunlavut Vitidsarn en finale.
Un prodige européen dans un sport dominé par l’Asie
Viktor Axelsen naît le 4 janvier 1994 à Odense, au Danemark ; un pays historiquement solide en badminton mais rarement dominant en simple hommes à l’ère moderne, depuis la retraite de Peter Gade.
Très tôt, son gabarit hors norme attire l’attention : plus grand, plus puissant, plus aérien que la majorité des joueurs de son âge. À l’adolescence, il sort déjà du lot sur la scène européenne, combinant une envergure exceptionnelle à une coordination étonnamment fine.
Cette singularité le propulse rapidement sur le devant de la scène junior. En 2013, il devient champion du monde junior, un titre fondateur qui fait de lui l’un des rares Européens capables de rivaliser avec les meilleurs joueurs asiatiques. Mais ce succès précoce va de pair avec une pression immense : Axelsen est désormais attendu comme le futur porte-drapeau de tout un continent.
L’apprentissage brutal du très haut niveau
Son passage chez les seniors est loin d’être linéaire. Malgré des performances prometteuses, Axelsen se heurte rapidement aux monstres sacrés du circuit : Lin Dan, Lee Chong Wei et Chen Long. Face à eux, son jeu apparaît parfois trop lisible, trop dépendant de la puissance brute. Les défaites s’accumulent dans les grands rendez-vous, notamment en demi-finales et finales majeures.
Ces années de frustration forgent pourtant le jeune Axelsen. Il entame un travail en profondeur sur lui-même : préparation physique extrême, analyse vidéo poussée, optimisation de chaque détail de son jeu. Il comprend qu’il ne pourra pas battre les joueurs du top mondial en s’appuyant uniquement sur ses qualités physiques. Il lui faudra devenir plus intelligent, plus patient, plus complet.
2017–2019 : le basculement vers l’élite mondiale
L’année 2017 marque un premier basculement. Axelsen devient champion du monde en battant le GOAT Lin Dan, devenant par la même occasion, et pour la première fois de sa carrière, numéro 1 mondial.
Au cours des saisons suivantes, il s’installe durablement dans le top 5 mondial, remportant plusieurs titres majeurs sur le World Tour. Il est alors fort, régulier, respecté… mais pas encore craint comme une référence absolue.
Tokyo 2021 : la consécration olympique
Le véritable tournant de la carrière d’Axelsen a lieu lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2021. Dans un contexte exceptionnel (jeux décalés, huis clos, pression maximale), il réalise un tournoi parfait. En finale, il domine Chen Long avec une maîtrise totale, décrochant le titre olympique, le Graal ultime pour un joueur de badminton.
Ce sacre change tout pour le Danois. Axelsen n’est plus seulement un champion parmi d’autres : il devient la référence mondiale. Sa confiance explose, son jeu se libère, et son statut évolue radicalement. Désormais, ce sont ses concurrents qui se préparent spécifiquement pour l’affronter.
Une domination construite sur la rigueur et la répétition
Entre 2021 et 2023, Viktor Axelsen impose une domination presque clinique sur le circuit. Il enchaîne les titres majeurs : All England, World Tour Finals, Championnats du monde, avec une régularité impressionnante. Son jeu est alors une machine parfaitement huilée, capable d’écraser physiquement et mentalement ses adversaires.
Cette période est marquée par de longues séquences passées à la place de numéro 1 mondial, où Axelsen sert de mètre étalon au circuit. Le battre nécessite soit d’être dans un jour exceptionnel, soit de prendre des risques extrêmes pendant le match. Peu de joueurs y parviennent régulièrement.
La remise en question permanente d’un champion installé
Même au sommet, Axelsen refuse de s’installer dans le confort. À partir de 2024, confronté à une nouvelle génération plus rapide et plus agressive, il adapte son jeu, affine sa gestion de l’effort et accepte parfois de lever le pied pour préserver sa longévité. Les résultats fluctuent davantage, mais son impact sur le circuit reste immense.
En 2025, Viktor Axelsen n’est plus seulement jugé à ses titres, mais à l’empreinte qu’il laisse sur le jeu. Champion olympique, double champion du monde, numéro 1 mondial de longue durée, il incarne l’un des sommets du badminton moderne : un joueur qui a prouvé qu’un Européen pouvait non seulement rivaliser, mais dominer durablement le simple hommes mondial.
Evolution du classement mondial

Palmarès
Nombre total de distinctions remportées : 19
Style de jeu
Destructeur

Un badminton vertical construit autour de la domination aérienne
Le style de Viktor Axelsen repose avant tout sur une occupation totale de l’espace vertical. Grâce à son gabarit exceptionnel (1m94), il impose un badminton où la hauteur devient une arme stratégique : lifts très profonds, smashes frappés au point le plus haut possible, et trajectoires tendues qui réduisent drastiquement les options adverses. Chaque échange est pensé pour forcer l’adversaire à jouer en reculant, sous pression constante, jusqu’à céder physiquement ou mentalement.
Cette domination aérienne ne se limite pas à la puissance brute. Axelsen utilise la hauteur pour structurer l’échange, installer un rythme stable et empêcher l’adversaire de s’exprimer. En maintenant le volant au-dessus de la tête adverse, il contrôle le tempo, dicte la cadence et transforme progressivement le terrain en un espace asymétrique, où lui seul semble à l’aise.
Une machine physique calibrée pour user sur la durée
Le badminton d’Axelsen est un badminton d’endurance et de répétition. Il ne cherche pas à conclure immédiatement, mais à imposer une intensité constante, échange après échange, sans baisse de régime. Son déplacement est fluide, économique, pensé pour couvrir de grandes zones sans s’épuiser inutilement. Cette capacité à maintenir un haut niveau d’intensité sur la durée est l’un des piliers de son identité.
Ce style crée une pression psychologique énorme. Face à Axelsen, les adversaires ont souvent le sentiment qu’aucun volant ne suffit à faire la différence. Chaque point gagné doit être arraché, chaque erreur est immédiatement sanctionnée. Cette régularité transforme ses matchs en épreuves d’usure, où peu de joueurs parviennent à rester lucides jusqu’au bout.
Une rigueur tactique quasi clinique
Derrière l’image du frappeur dominant se cache un joueur extrêmement structuré. Axelsen applique des schémas tactiques précis, répétés avec une rigueur quasi chirurgicale. Il limite volontairement la prise de risque inutile, préférant une efficacité maximale à un badminton spectaculaire. Cette approche méthodique lui permet de verrouiller les matchs et de réduire drastiquement les opportunités adverses.
Son style donne parfois l’impression d’être prévisible, mais c’est précisément cette stabilité qui le rend redoutable. Axelsen oblige ses adversaires à sortir de leur zone de confort, à prendre des risques excessifs pour exister dans l’échange. C’est là que son badminton devient le plus dangereux : non pas par l’imprévu, mais par la certitude écrasante qu’il impose.
Ses victimes
Shi Yu Qi
9 – 4

Axelsen a souvent pris le dessus sur Shi Yu Qi, imposant son style méthodique et solide pour dominer le Chinois à plusieurs reprises dans des phases décisives de tournois internationaux.
Jonatan Christie
11 – 2

Face à Jonatan Christie, Axelsen affiche une nette supériorité, s’appuyant sur sa puissance et sa constance pour contrôler la plupart des matchs.
Lin Dan
6 – 3

Contre la légende Lin Dan, Axelsen a souvent réussi à tirer son épingle du jeu, marquant cet affrontement de sa jeunesse et de sa puissance face à l’expérience et la classe de Super Dan.
Ses bourreaux
Kento Momota
4 – 14

Durant toute sa carrière, Momota s’est imposé comme la bête noire d’Axelsen, exploitant souvent des ouvertures tactiques et une gestion de match affûtée pour prendre l’avantage.
Chen Long
6 – 14

Chen Long a souvent dominé Axelsen dans leurs confrontations, utilisant son jeu posé et stratégique pour contrer les attaques du Danois.
Lee Chong Wei
3 – 11

La légende malaisienne a largement dominé Axelsen dans leurs affrontements, tirant parti de sa vitesse, de sa régularité et de son expérience pour prendre l’ascendant.
Ses meilleurs matchs
Matériel
Short
Yonex Tournament 15227YX VA
T-shirt
Yonex Tournament 10687YX VA










